Marché locatif : une tension qui reste vive au printemps 2026

Le marché locatif reste sous pression au printemps 2026. Pour les membres du Business Club de la Halle de l'immobilier, cette situation confirme une réalité de terrain : la location est devenue un sujet central, autant pour les particuliers que pour l'ensemble des métiers qui gravitent autour de l'habitat.
Une demande en recul, mais toujours largement au-dessus des niveaux d'avant 2022
Selon SeLoger, la demande locative recule de 16 % sur un an. Un chiffre à relativiser : elle reste très supérieure aux niveaux observés avant 2022. L'offre de biens disponibles progresse timidement mais demeure structurellement faible, selon l'économiste Alexandra Verhiac. À Paris, elle recule même de 67 % par rapport à 2021, un plus bas niveau depuis cinq ans.
Des loyers qui progressent plus vite que l'inflation
Les loyers ont augmenté de 3,5 % sur un an au 1er avril 2026, à Paris comme au niveau national — une hausse qui dépasse désormais celle de l'inflation. Les tensions les plus fortes se concentrent à Nice, Marseille, Toulouse et Paris, tandis que Bordeaux et Nantes montrent des signes d'atténuation.
Un contexte de financement qui pèse aussi sur la location
Le taux moyen des crédits immobiliers s'établissait à 3,23 % en février 2026, un niveau qui dégrade le pouvoir d'achat immobilier des Français et pousse mécaniquement une partie de la demande vers la location plutôt que vers l'achat.
Quelles opportunités pour les professionnels du réseau ?
Une tension locative forte crée des besoins périphériques : diagnostics avant mise en location, travaux de remise en état, interventions d'artisans, accompagnement assurantiel des bailleurs. Un agent immobilier bien connecté à un diagnostiqueur ou à un artisan du réseau peut remettre un bien sur le marché plus vite et dans de meilleures conditions.
Source : Empruntis, SeLoger.
